Dim 12 Oct 2025 ▪
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Le secteur bancaire soutient Bitcoin !
La semaine dernière, la plus grande banque européenne a publié un rapport prédisant l’entrée de Bitcoin dans les réserves des banques centrales d’ici 2030. Cette semaine, c’est au tour de Morgan Stanley, la troisième plus grande banque d’investissement américaine, de faire le grand saut.
Elle vient d’autoriser ses conseillers financiers à proposer des investissements en Bitcoin, pouvant aller jusqu’à 4 % du portefeuille des clients, et davantage si la demande l’exige.
Déjà, Morgan Stanley avait proposé des ETFs Bitcoin (IBIT de BlackRock et FBTC de Fidelity) depuis août 2024, mais uniquement aux clients disposant d’un minimum de 1,5 million de dollars. Désormais, tous types de comptes, y compris les comptes d’épargne-retraite, peuvent investir dans le Bitcoin, touchant ainsi 16 millions de clients représentant 8 trillions de dollars.
En Russie, des évolutions notables se dessinent également. Selon l’agence de presse TASS, le vice-ministre des Finances, Ivan Chebeskov, a reconnu qu’environ 20 millions de Russes utilisent des cryptomonnaies et que le gouvernement ne devrait pas s’opposer à cette réalité.
Les plateformes de cryptomonnaies détenaient environ 10 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2025, soit une augmentation de 27 % par rapport à l’année précédente, principalement en Bitcoins (62 %) et en stablecoins USDT et USDC (16 %).
Dans le même temps, le premier vice-gouverneur de la Banque centrale de Russie, Vladimir Chistyukhin, a annoncé que les banques pouvaient désormais investir dans le Bitcoin. “Nous sommes arrivés à un point où nous devons légaliser les investissements en cryptomonnaies”, a-t-il déclaré.
Bitcoin : un investissement et une monnaie
Le monde attend que d’autres pays suivent l’exemple d’El Salvador en supprimant l’impôt sur les plus-values pour les paiements en Bitcoin.
Le 10 octobre, la Chambre des députés brésilienne a rejeté une proposition d’imposition de 18 % sur de tels paiements, cherchant à préserver l’exemption fiscale pour les gains en capital jusqu’à 6 500 dollars par mois. Cependant, la Banque centrale du Brésil interdit encore l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen de paiement. En d’autres termes, la demande est forte.
Chaque mois, nous assistons à de grandes entreprises annonçant l’acceptation du Bitcoin. Cette semaine, Carrefour teste le Lightning Network et UBER prévoit de l’implanter prochainement.
Le fondateur de Twitter, Jack Dorsey, a souligné la nécessité d’une exonération fiscale pour les transactions quotidiennes en Bitcoin, une opinion également partagée par la sénatrice américaine Cynthia Lummis.
La ruée institutionnelle ne fait que commencer
Le fonds géant State Street prévoit que la plupart des investisseurs institutionnels doubleront leurs avoirs en Bitcoin d’ici 2028, basé sur un sondage effectué parmi des institutions financières internationales.
Pour 27 % d’entre eux, le Bitcoin génère actuellement le plus haut rendement de leur portefeuille d’actifs numériques. Près d’un quart s’attendent à ce que cette tendance se maintienne au cours des trois prochaines années.
L’allocution du directeur de State Street, Donna Milrod, est révélatrice : “D’ici 2028, l’allocation moyenne des institutions à la cryptomonnaie [Bitcoin] pourrait passer de 3 % à 6 %.” Le fonds souverain luxembourgeois a récemment alloué 1 % de son fonds intergénérationnel à Bitcoin, comme l’a annoncé le ministre des Finances Gilles Roth.
Points à retenir
- Morgan Stanley a ouvert ses portes à l’investissement en Bitcoin pour une plus large gamme de clients.
- En Russie, 20 millions de citoyens utilisent déjà des cryptomonnaies.
- Les multinationales, telles que Carrefour et UBER, commencent à accepter le Bitcoin.
- La tendance vers une allocation institutionnelle accrue en Bitcoin est attendue pour les prochaines années.
Cette dynamique démontre un changement de paradigme vis-à-vis de Bitcoin, non seulement comme un actif spéculatif, mais aussi comme un véritable vecteur de valeur. À mesure que les institutions et les individus se familiarisent avec ces nouvelles réalités économiques, il est fascinant de réfléchir à l’impact de cette adoption sur nos systèmes financiers traditionnels et sur la façon dont nous percevons la monnaie elle-même. Ainsi, la question se pose : dans quelle mesure le Bitcoin pourrait-il redéfinir notre vision de la valeur et du commerce à travers le monde ?
