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Dans son autobiographie, Luc Besson partage les turbulences qu’il a rencontrées durant le tournage de son dernier opus, Dracula, mettant en lumière un désistement inattendu de Pierre Niney.

Le clash entre Luc Besson et Pierre Niney prend des proportions inattendues. Le célèbre réalisateur a décidé de lever le voile sur un incident qui a assombri la production de Dracula, sa dernière œuvre. Neuf jours avant le début des répétitions, Niney, initialement prévu dans un rôle central, a fait faux bond à Besson, une décision nocturne qui a laissé le cinéaste sans voix. Dans les pages de son livre, il ne tourne pas autour du pot et accuse l’acteur d’avoir manqué de respect, le qualifiant de traître.

Un projet épique qui tourne à la catastrophe

Luc Besson avait des ambitions élevées pour Dracula, avec un budget de 45 millions d’euros et une distribution étoilée comprenant Caleb Landry Jones, Zoë Bleu, Christoph Waltz et Guillaume de Tonquédec. Le casting promettait un film ambitieux, mais la défection de Pierre Niney jette un froid. L’acteur devait incarner Jonathan, le compagnon de Mina Murray, et Besson était convaincu que ce rôle, certes modeste, pouvait le propulser à Hollywood. Mais, à quelques heures du tournage, Niney a envoyé un message déclinant, jugeant le personnage trop limité. Moment piège pour Besson, déjà en affaires avec TF1, Canal+ et SND, qui devait se mettre en quête d’un remplaçant à la dernière minute.

Besson dépeint un “retrait nocturne”

Luc Besson a été très critique dans son livre, décrivant le renoncement de Niney comme une trahison : “Pierre m’envoie un texto à trois heures du matin, tout en pensant que je ne pourrais pas lui répondre. Pour lui, c’est trop petit.” Il a tenté de le joindre à plusieurs reprises, sans succès. Pour Besson, cet acte va au-delà d’un simple conflit professionnel. Évoquant une “lâcheté sans limite”, il estime que l’acteur a déconsidéré le travail de toute l’équipe déjà galvanisée. Un tel incident, c’est relativement rare pour le réalisateur, qui a l’habitude de côtoyer de grands noms du cinéma.

Une fracture qui scelle le futur

Finalement, le personnage de Jonathan a été attribué à Ewens Abid. Pourtant, Besson confie que cette expérience l’a profondément déçu. Il lâche d’ailleurs, avec un brin d’ironie, que Niney préfère apparemment “jouer avec des crocodiles publicitaires” plutôt que de prendre le risque d’un film à portée internationale. L’écho de cet affrontement résonne dans le milieu cinématographique français. Quant à Niney, il reste silencieux face à ces accusations. Pour Besson, c’est une certitude : “Jamais ces deux-là ne travailleront ensemble.” Derrière ce désaccord, c’est un véritable choc entre deux égos, l’un cherchant des opportunités et l’autre, un acteur jouant la carte de la sécurité, à l’ère où l’image prime sur les projets audacieux.

Points à retenir

  • Luc Besson explore les tensions créées par un désistement inattendu dans son dernier film Dracula.
  • Pierre Niney était prévu pour un rôle prometteur qui aurait pu le propulser à l’international.
  • Le message de désistement, envoyé tard dans la nuit, a compliqué la production.
  • Besson estime que cette situation montre une forme de lâcheté, pointant du doigt le manque de respect envers l’équipe.
  • Au-delà du désaccord artistique, cette rupture souligne un décalage idéologique entre les générations.
  • L’épisode rappelle que le monde du cinéma est parfois plus un champ de bataille que de créativité.


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