Warning: Attempt to read property "post_excerpt" on null in /home2/cnyj3430/NEWS/pointsud.ca/public/apex/wp-content/themes/newsup/inc/ansar/hooks/hook-index-main.php on line 116

Après avoir savouré les dernières bulles de champagne et avalé son café du matin, voilà qu’arrive le challenge du « Janvier Sec » : un mois sans alcool, tout droit issu des tendances britanniques. Malheureusement, le soutien officiel semble manquer à l’appel.

L’absence d’enthousiasme des dirigeants suscite des interrogations. « Il est peu probable de bénéficier d’un soutien clair et actif de la part des instances gouvernementales». Il est étonnant que les agences gouvernementales ne manquent pas de recommandations concernant divers domaines, mais le sujet de la sobriété semble négligé.

Un courant de bien-être venu d’Angleterre

Le Dry January est avant tout une initiative individuelle, n’étant pas ancré dans la culture française. Initialement lancé par Alcohol Concern en 2013 au Royaume-Uni, ce défi a été associé à Public Health England en 2015. En 2020, plusieurs associations françaises ont pris le relais, adoptant le terme de « défi de janvier », mais beaucoup préfèrent le terme anglais.

Malgré une réduction de la consommation d’alcool en France depuis plusieurs décennies, les professionnels de santé soulignent un bilan préoccupant : « environ 42.000 décès annuels attribuables à l’alcool ». Dans le classement des consommations, la France se positionne en 12e rang sur 27 pays, derrière la Roumanie et l’Allemagne.

Depuis les années 60, notre rapport à l’alcool a évolué : -70 % pour le vin, -9 % pour les spiritueux et -18 % pour la bière. Tandis que la consommation d’alcool stagne, celle d’autres substances semble croître. Le sujet du « février sans gâteaux » ou « juillet sans danse folles » reste à l’écart.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes

D’après l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), il est important de nuancer le discours sur la sobriété. Bien que 8 millions de Français consomment régulièrement de l’alcool, les fumeurs dépassent ce chiffre avec 11 millions, suivis par 1.4 million de consommateurs réguliers de cannabis.

Près de 3.7 millions ont essayé la cocaïne, et 750.000 ont tenté l’ecstasy, ce qui rend les statistiques fascinantes. Un éventail de produits variés inonde le marché, illustrant des comportements de consommation complexes.

Les Français voient le vin comme un symbole culturel, 96 % le considérant comme intégrant notre identité. La France possède un vignoble de 744.000 hectares, représentant 10 % du total mondial. Avec un tiers de la production exportée, cela représente un secteur crucial pour l’économie, rapportant 6.4 milliards d’euros à l’État.

Quant à l’industrie du narcotrafic, elle constitue un défi à part entière, favorisant une économie souterraine coûteuse en termes de santé publique et de sécurité. Une campagne de sensibilisation plus vaste pourrait être envisagée.

Points à retenir

  • Le « Dry January » encourage une réflexion sur la consommation d’alcool, mais reste un engagement personnel.
  • Les politiques publiques semblent timides face au défi proposé.
  • La consommation d’alcool en France a diminué, bien qu’elle cause de nombreux décès.
  • D’autres substances continuent d’inquiéter, suggérant une nécessité d’élargir le discours sur les addictions.
  • L’image du vin comme symbole de convivialité complique toute remise en question.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *