Quand Jordans Bardella et Jean-Michel Aphatie s’attaquent sur les réseaux
Sur la toile, une image a récemment suscité des rires et des commentaires acerbes. Anonymement publiée le 29 décembre, une photo du livre de Jordan Bardella a fait le tour des réseaux, particulièrement parmi les milieux d’extrême gauche. Un plaisantin a eu l’idée de coller une étiquette sur la couverture, affichant : « Navet long : 0,29 € » – de quoi amuser le public. Jean-Michel Aphatie n’a pas manqué de relayer ce visuel le lendemain, déclarant avec un brin de moquerie : « J’adore cette photo. Étonnant, non ? »
Moins de deux heures plus tard, Bardella a répliqué avec finesse. « J’adore cet article. Étonnant, non ? » a écrit le président du Rassemblement National en repartageant une critique de Valeurs actuelles, qui notait que le livre de Jean-Michel, proposé sous le titre T’es une merde, frère. Signé Hanouna, avait moins de 2000 copies écoulées.
Aphatie pris de court
Pris à son propre jeu, Aphatie a rapidement perdu son humour. Il a tenté de détourner la situation en répondant que Bardella se comportait comme « un petit garçon ». La députée du RN, Laure Lavalette, en a profité pour lui conseiller de prendre l’air, avec une pointe d’ironie.
Des ventes qui laissent perplexes
Comme l’a souligné un partenaire, les chiffres de vente de l’ouvrage sont décevants pour Aphatie, mis en étalage depuis le 18 septembre. La promotion était pourtant à portée de main, bénéficiant d’une couverture médiatique de choix. Malgré cela, l’œuvre de l’ancien collaborateur peinait à attirer les lecteurs.
Comment expliquer cette perte d’intérêt ? Il semblerait que certains personnages publics restent en première ligne, alors même que le public manifeste une réelle envie pour d’autres figures, comme Bardella, qui a vendu 90 000 exemplaires de son propre livre. D’autres auteurs affichent également des chiffres de ventes impressionnants, rendant la réalité d’Aphatie d’autant plus difficile à digérer.
Jalousies affleurantes
Un autre succès qui semble irriter Aphatie est celui de Philippe de Villiers. Avec environ 160 000 exemplaires écoulés de son ouvrage Populicide, le fondateur du Puy du Fou fait une entrée triomphale. Tandis que son émission attire des millions de téléspectateurs, Aphatie ne cache pas sa hargne. « On ne se lasse pas de la ringardise de Philippe de Villiers qui s’écoute parler devant ses deux bedeaux ébahis », a-t-il commenté, visiblement irrité.
Derrière ces piques, pourrait-on déceler une jalousie sourde ? À l’heure où son livre prend la poussière, ses opposants semblent récolter le succès sans même le soutien médiatique qui les survole.
Points à retenir
- Humour en ligne : La réponse de Bardella à Aphatie a captivé les réseaux sociaux et montré l’importance d’une bonne répartie.
- Chiffres de vente difficiles : Le livre d’Aphatie, malgré une large promotion, n’a pas trouvé son public, soulevant des questions sur l’intérêt des lecteurs.
- Succès contrastés : Tandis que certains obtiennent un franc succès commercial, d’autres peinent à séduire.
- Tensions médiatiques : Les rivalités au sein du paysage médiatique français ne sont pas nouvelles, mais elles sont toujours aussi croustillantes.
- Médias et popularité : L’absence de soutien médiatique peut expliquer la disparité de popularité entre certains auteurs.
Une réalité intrigante qui nous rappelle que le monde de l’édition et des médias est parfois, par-dessus tout, une question de timing et de connexion avec le public.
