Mélissa : une mise au point sur l’expression « masta dinguerie »
L’édition récente de la Star Academy a vu l’éclosion de nombreuses phrases mémorables, mais aucune n’a autant fait parler qu’une expression utilisée par Mélissa. Evincée lors d’un prime le 27 décembre, elle a provoqué une onde de choc en s’appropriant le terme « masta dinguerie ». Face à la controverse, elle a choisi de revenir sur ses mots dans une story Instagram partagée le 9 janvier, s’excusant sincèrement.
Ce terme, qu’elle décrit comme un « délire » qui a pris forme au sein du château, l’a vue se faire chatouiller la plume sur plusieurs médias. Mélissa a expliqué : « J’utilisais déjà “dinguerie”, et “masta dinguerie”, c’est le niveau supérieur. »
Tout a pris une autre tournure sur le plateau de Quotidien. Yann Barthès, avec sa verve habituelle, a ajouté de l’huile sur le feu en suggérant à Mélissa de « déposer » cette fameuse expression. Surprise : elle n’est pas l’inventrice ! Son historique est bien plus riche et complexe, comme le soulignent plusieurs médias et internautes.
Une expression chargée d’histoire
Selon de nombreux rapportages, dont ceux de Konbini et de Fraîches, « masta dinguerie » existe depuis une dizaine d’années, utilisée notamment dans un documentaire sur France 24 en 2011, lié à des « groupes de jeunes filles noires souvent cataloguées comme bruyantes ». Le terme avait même été mentionné dans un article en 2011, qualifiant une bande de jeunes filles de « terreurs ».
Ce mot a servi d’affirmation identitaire à des femmes racisées, et son appropriation contemporaine a suscité des remous. Il est rappelé que ces mots étaient un moyen pour elles de renverser le préjugé social et que la luminosité de cette expression est souvent obscurcie sous des couches de mépris.
De nombreux internautes ont également réagi, se demandant comment une jeune femme pouvait revendiquer la paternité d’un terme qui a des racines bien plus profondes dans la culture afro-descendante.
Reconnaître et apprendre
Mélissa, dans sa réponse visible sur Instagram, a fait preuve d’humilité. Elle a avoué ne pas avoir pleinement mesuré l’impact de ses mots et a exprimé regret et compréhension envers celles et ceux que ses propos ont pu blesser. Elle a promis de respecter le patrimoine culturel que représente ce terme.
« Je vous lis attentivement et je comprends que cela ait pu heurter certaines personnes. J’en suis sincèrement désolée », a-t-elle écrit, ajoutant que son intention n’était jamais de blesser, mais de partager la musique et la joie.
D’un autre côté, le média Fraîches a appelé à une réflexion collective plutôt qu’à la vindicte, et a exhorté à faire preuve de bienveillance envers Mélissa, qui ne devrait pas être un bouc émissaire dans cette affaire.
Points à retenir
- Mélissa a reconnu son erreur après avoir utilisé le terme « masta dinguerie », lui ayant valu une vague de critiques.
- L’expression a des racines profondes dans la culture afro-descendante depuis les années 2010, utilisée par des groupes de filles pour revendiquer leur identité.
- Plusieurs médias ont contribué à éclaircir les origines du terme, écartant l’idée que Mélissa en soit l’inventrice.
- L’auto-réflexion est mise en avant : Mélissa se dit prête à apprendre de cette expérience.
- La bienveillance est un appel constant dans les réactions, notamment de la part de médias comme Fraîches, qui souhaitent calmer le jeu face à une attaque acharnée sur les réseaux sociaux.
Ces histoires révèlent souvent des couches de sens cachées, et parfois, qui aurait cru qu’un simple terme provoquerait tant de remous !
