Editorial

Éditorial Novembre 2020

Un monde s’éteint.

La fin d’un monde et l’avènement d’un monde nouveau sont le pieux souhait à mon esprit lorsque j’entrepris d’écrire cet édito. En rassemblant mes idées j’ai dû me rendre à l’évidence que non seulement ce n’est pas la fin du monde, mais surtout, ce n’est guère le début d’un nouveau monde, porteur d’espoir.

La COVID-19 a ébranlé l’humanité et bouleversé toutes nos certitudes. Nous sommes aussi confiants pour l’avenir que pour le pronostic d’une liseuse de cartes. Nous espérons le bien et redoutons le mal, puis nous nous contentons ensuite de la réalité, avec la discipline docile du citoyen, habitué à tout faire selon les normes édictées par les gouvernants : Confinement – Zone orange – Zone Rouge – halloween – Pas Noel – etc.

Mais, et si tout le monde se trompait? Et si le problème n’était pas tant ce virus ravageur, que l’incapacité actuelle d’un monde érigé sur des valeurs qui manifestement ne tiennent plus? Et si toutes ces contradictions et ces drames étaient la preuve d’un monde qui s’éteint? Et si toutes ces manœuvres n’étaient que tentatives affolées des tenants du vieux monde lequel indubitablement ne correspond plus, ni aux générations actuelles ni à notre époque?.

Attention! Mes théories ne sont pas du complot mais de la nécessaire réflexion que nous devrions avoir en tant qu’êtres humains, sur le bilan d’un monde que nous avons bâti sur la compétition et la domination, sur l’exclusion et l’injustice, sur le mensonge et la manipulation, sur le pouvoir et le consumérisme, sur l’exploitation et la démagogie. Nous voici avec tous ces feux allumés de partout : ces systèmes de santé sacrifiés à l’autel du gain permanent, ces inégalités sociales ignorées exprès pour asseoir le pouvoir de quelques-uns sur la majorité des autres, ces exclusions systémiques en vertu de la force et de l’autorité des uns, sur la vulnérabilité des autres, ce leadership qui s’enrichit au lieu de conduire, cet amassement de biens sans fin qui relègue le partage aux confins des actes pieux pour se donner bonne conscience.

C’est ce monde qui s’éteint à la faveur d’un virus inattendu (ou pas), qui renverse la table (ou pas), et qui remet les pendules à l’heure. Ou pas! Parce que ce monde du gain ultime est assez pervers pour être coupable de ce que lui reprochent les “théoristes” (néologisme) du complot, auxquels justement il a imposé le masque de la convenance, sous accusation propice d’un biais d’algorithmes.

Ce monde s’éteint et il faudra en inventer un autre, dépouillé des péchés de l’autre. Si possible. À moins que tout ceci ne soit qu’une transition vers un monde encore plus complexe, où la science et le pouvoir exercent toujours une domination inextinguible sur la morale du bien collectif et la solidarité entre êtres vivants d’une terre qui se meurt. Le consumérisme à l’excès, le contrôle appliqué des libertés individuelles, des puces sous-cutanées, des microprocesseurs pour contrôler les synapses, l’intelligence artificielle plutôt que l’intelligence universelle.

Au Point Sud, un monde s’éteint également, celui qui n’arrivait pas à se sortir de la spirale des difficultés. Désormais des énergies se joignent à nous pour pousser la machine. Soutenez-nous parce que oui nous avançons. Découvrez maintenant notre nouveau site web!

Et prenez soin de vous.

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