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CHRONIQUE AJAL POINT-SUD – ÉDITION NOVEMBRE 2020

J’en ai marre

par Samuel Marques, 22 ans

Photographe : Le Longueuillois Phil Desforges

Cela fait déjà 7 mois que le monde tel nous le connaissons, fut ébranlé par ce cataclysme que l’on nomme désormais la COVID-19. Il va sans dire que nombreuses furent les épreuves que nous avons dû surmonter, non seulement en tant que société, mais aussi en tant qu’individus. Le quotidien de chacun et chacune a été tragiquement changé, de façon à ce que notre perception du temps, ainsi que nos relations humaines tombent presque aux oubliettes. Il est tout à fait compréhensible et justifiable que les gens en aient marres d’être limité dans leur habitude ou de ressentir une certaine angoisse, de rechercher du réconfort et des réponses au pourquoi du comment. Cependant, force est de constater qu’une certaine euphorie collective s’est installé parmi certains joyeux hurluberlus, menant ceux-ci à se prendre pour de véritable « êtres de lumière ». C’est donc pour cela que j’en ai marre de ces gens qui se permettent sur les réseaux sociaux d’argumenter que la pandémie est fausse ou toute sorte de théories aussi abracadabrantes les unes que les autres. J’en ai marre de ces provocations infantiles en public qui ne fait que ternir l’essence même de ce pourquoi nous nous battons courageusement de vaincre mondialement. C’est à se demander si l’absurdité est plus contagieuse que le virus ou si le système d’éducation du Québec a failli à sa tâche. De plus, il en dégage cette forte impression que certains aiment se plaindre avec médiocrité, le ventre à moitié plein n’ayant subis presque ou pas de contrainte sur leur situation financière. Une pensée pour tous ceux et celles qui nous ont quitté, à ces restaurateurs, entrepreneurs, nouveaux arrivants ainsi que plusieurs autres concitoyens qui essayent tant bien que mal de « surfer » la vague. Oui il est important d’éveiller un débat collectif sur la gestion de cette crise, mais bon sang tenez-vous un peu, il n’y pas si longtemps nos ancêtres (et c’était pas des chieurs) ont vécu pire. Or, on se doit pour nous même mais aussi collectivement de garder la tête haute. En d’autres mots, mon intention n’est pas de diviser, loin s’en faut. Juste de se rappeler qu’il est important de rester calme et de comprendre que ce genre d’événement a déjà existé par le passé. C’est ces mots que l’empereur Romain Marc Aurèle utilisa durant la peste antonine, en expliquant que rien de cela est nouveau, que nous devons être bon avec chacun d’entre nous, car il est trop facile de succomber à notre égo, à l’hypocrisie ou la fierté. La résilience de notre peuple et de son esprit innovant a toujours su faire face à l’adversité et je crois sincèrement que nous valons beaucoup plus que la petitesse de nos fameux « êtres de lumière ».   


Comme j’aurais aimé que tu n’aies jamais existé

par Lysa Bélaïcha, 20 ans

Photographe : Le Longueuillois Phil Desforges

Foutue pandémie,

Tu as plaqué les vieux aux lits et les jeunes devant leurs ordis

Foutue pandémie,

Tu as brisé nos rêves, mis sur pause nos études, empêché nos mariages et annulé nos voyages

Foutue pandémie,

Tu m’as éloignée de mes amis, de ma famille et de mon pays

Foutu virus,

Tu prends plaisir à vivre en nous, mais il n’y a personne que tu amuses

Foutu virus,

Tu prends les poumons d’assaut et les remplis d’eau

Foutu virus,

Tu t’imposes dans nos corps et tu fais des morts, sans aucun remords

Comme j’aimerais te jeter dehors

Comme j’aimerais que tu n’aies jamais existé


DES NOUVELLES DE L’AJAL!

Le comité exécutif de l’Association jeunesse de l’agglomération de Longueuil s’est réuni en septembre afin de réfléchir aux prochaines étapes de cette aventure.

Restez à l’affût!

Un grand merci à Annie et Liza du Carrefour jeunesse-emploi Saint-Hubert (CJESH) pour leur appui constant.  Et pour avoir rendu possible cette première rencontre en présentiel dans le respect des mesures sanitaires depuis la COVID-19.

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