Santé

Comprendre les croyances religieuses dans le secteur de la santé

Texte et photo : Katina Diep

Un groupe d’une vingtaine de professionnels acquièrent de nouvelles notions sur la diversité religieuse pour les aider à mieux servir leur clientèle, grâce au programme « Milieux pratiques et diversités religieuses » de l’Université de Sherbrooke.

Suite à des rencontres avec les intervenants et usagers des services en santé, le Centre d’études du religieux contemporain a créé cette formation intensive, offerte sur le Campus de Longueuil, qui se déroulait du 12 au 16 juin.

Les sujets abordés touchent entre autres, les soins spirituels en milieu hospitalier, la religion dans un contexte d’intervention de première ligne, de même que la prévention de la radicalisation chez les jeunes.

Ayant complété sa maîtrise en médiation interculturelle, Mollie Blouin, souhaitait approfondir certaines notions sur la religion. « Ça me permet de poser un regard critique sur ce qu’on peut entendre. Souvent on accuse à tort la religion, sans nécessairement considérer qu’un geste posé, puisse être lié à la culture », partage-t-elle.

Cette initiative vise à sensibiliser les intervenants aux différentes croyances, afin de dissiper certaines craintes, comme l’indique Lorraine Derocher, professeure et coordonnatrice du programme.  « Dans le milieu universitaire, on parle souvent de transfert de connaissances, c’est une manière de mettre notre subjectivité entre parenthèses.»

L’une des conférencières traite des compétences dites transculturelles, pour les infirmières, les ergothérapeutes et les physiothérapeutes. On aborde par exemple les croyances d’un patient par rapport à la médication.

« Pour une infirmière, ce n’est pas tant la religion qui est problématique, mais plutôt le geste qu’un patient peut poser, qui serait contradictoire à l’évolution de sa santé », précise Anne Plante, conseillère-cadre en soins infirmiers au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre.

Cette formation a été mise sur pied en collaboration avec Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et l’Hôpital Charles-Le Moyne. Cet automne, des cours sur des thèmes semblables seront offerts, adaptés cette fois au secteur de l’éducation.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer