Santé

Des groupes de soutien qui viennent en aide aux personnes dépressives

Texte et photo : Katina Diep

En dehors de la thérapie conventionnelle, les personnes qui combattent l’anxiété, la dépression ou la maladie mentale, ont parfois besoin de partager leur souffrance. Pour répondre à cette demande, les groupes de soutien est une ressource complémentaire, reconnue dans secteur de la santé.

Le Groupe d’Entraide pour un Mieux-Être (G.E.M.E.), organisme communautaire établi à Longueuil, a pour mission d’aider les gens en proposant des trucs, pour diminuer l’anxiété, affronter ses craintes ou reformuler certaines idées négatives.

Ce sont les professionnels spécialisés en santé mentale, qui recommandent cette approche à leurs patients. Les premiers pas ne sont pas toujours faciles. Néanmoins il est suggéré, d’y assister durant au moins huit semaines, pour constater une amélioration de son état.

Benoît, membre depuis un an chez G.E.M.E., a retenu quelques méthodes pour l’aider à cheminer : « J’ai appris à gérer l’angoisse, l’anxiété…surtout avec la respiration, la relaxation… », a-t-il confié, en entrevue avec Point Sud.

Johanne Foley, agente de liaison chez G.E.M.E., qui accueille les nouveaux membres, estime qu’il faut faire preuve de beaucoup de compassion : « J’essaie de laisser la personne parler, car il y a de la honte. L’anxiété nous touche tous », a-t-elle partagé.

Chaque semaine, une technique ou un truc est proposé. Les participants peuvent aussi partager leurs difficultés avec les autres, en toute confidentialité. Des séances de méditation sont également offertes.

Pour l’année 2015-2016, le personnel a reçu 3500 appels de personnes pour obtenir des informations. Il y a actuellement 10 groupes actifs, dont quatre au siège social de Longueuil. G.E.M.E. existe depuis 20 ans et compte 600 membres actifs.

En milieu hospitalier

Les groupes de soutien ne sont pas offerts en milieu hospitalier. Selon une travailleuse sociale de la Rive-Sud de Montréal, se sont plutôt des rencontres dites éducatives, animées par des professionnels en santé mentale. Elles s’adressent par exemple, aux membres de la famille d’un patient, qui vient d’obtenir un diagnostic. Elles sont

Seuls les patients admis à l’urgence de l’hôpital, ou référés par leur médecin de famille, ont accès à ces services. « Le but est de favoriser les échanges. Ils sont par la suite référés à des organismes communautaires », a précisé la dame.

Plusieurs organismes desservent l’agglomération de Longueuil, dont G.E.M.E., et l’Association des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale Rive-Sud (APAMM-RS).

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