Communautaire

On demande un réinvestissement en santé mentale

Alors que nous en sommes au coeur de la Semaine nationale de prévention du suicide et que l’attentat contre une mosquée à Québec est encore frais à notre mémoire, des voix s’élèvent pour exiger du gouvernement Couillard qu’il investisse davantage dans la prévention du suicide et en santé mentale.

« Déjà parent pauvre du système de santé, la santé mentale en a pris pour son rhume depuis que le gouvernement Couillard est en poste, et la prévention du suicide n’a pas été épargnée. Pourtant, l’État se doit d’être un acteur clé en ce domaine au Québec. C’est son devoir de faire en sorte que toutes les Québécoises et tous les Québécois puissent trouver leur place et s’épanouir à la mesure de leurs talents, de leurs ambitions et de leurs rêves », a déclaré le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée.

« Ce sont trois personnes qui, chaque jour au Québec, s’enlèvent la vie. Trois personnes qui auraient peut-être pu être sauvées grâce à la prévention ou à de meilleurs soins et services en santé mentale. Tout cela, c’est sans compter les Québécoises et les Québécois qui ont, à un moment ou à un autre, sérieusement songé à s’enlever la vie. Le suicide est, depuis nombre d’années, un enjeu social particulièrement important au Québec. Un enjeu tragique qui touche tout le monde. Nous devons faire plus et mieux pour le prévenir, pour en comprendre les causes », a poursuivi Dave Turcotte, porte-parole de l’opposition en matière de services sociaux et de protection de la jeunesse.

« Le gouvernement libéral affirme à qui veut l’entendre que l’austérité, c’est derrière nous. Facile à dire, après tous les torts causés! Je lui rappelle que les compressions qu’il a imposées en santé et en services sociaux ont fragilisé les services offerts en santé mentale, notamment en prévention du suicide. Or, cela est absolument inacceptable. Un réinvestissement est nécessaire, les besoins demeurent criants », a jouté Diane Lamarre députée de Taillon et porte-parole en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile.

Les députés ont aussi tenu à souligner le travail essentiel des professionnels et des nombreux bénévoles qui œuvrent en santé mentale, que ce soit au sein du réseau de santé et de services sociaux ou par le biais d’un organisme communautaire.

Ils ont également insisté sur l’importance, pour les personnes en détresse, d’aller chercher de l’aide. Elles peuvent le faire en composant, par exemple, le 1 866 APPELLE (277-3553), une ligne d’aide gratuite, confidentielle, au bout de laquelle elles trouveront une oreille attentive, à toute heure du jour ou de la nuit.

Pour faire écho aux propos des élus, la directrice de l’organisme Le Carrefour du Moutier, Madeleine Lagarde, a déclaré à Point Sud que les organismes communautaires éprouvent un besoin criant de fonds pour s’acquitter de leur mission. « On ne peut se limiter à investir dans le curatif. La prévention est tout aussi importante. Les problèmes de santé mentale, qui conduisent trop fréquemment au suicide, ont de multiples visages. Il faut que le gouvernement nous donne les moyens de sensibiliser la population au besoin de consulter quand on éprouve des problèmes de santé mentale. Il faut plus que jamais un financement supplémentaire pour les services de prévention. »

En terminant, M. Lisée, Mme Lamarre et Mme Lagarde invitent toutes celles et tous ceux qui veulent affirmer haut et fort que le suicide n’est pas une option à signer la déclaration Ajouter ma voix, sur le site Web de l’Association québécoise de prévention du suicide (www.aqps.info/sengager).

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