Pierre Turbis

Match nul au débat électoral organisé par FM 103,3 et Point Sud

Texte: Pierre Turbis – Photos : Pierre Vaillancourt

À deux semaines de l’élection partielle du 5 décembre dans Marie-Victorin, Point Sud et le FM 103,3 ont proposé un débat électoral au cours duquel chacun à pu présenter les grandes lignes de son programme. À défaut d’être très éclatant, le débat aura eu l’avantage d’être très clair. La cinquantaine de personnes présentes ont pu consolider leur choix.

Animé avec efficacité par François Laramée, du FM 103,3, le débat a permis d’entendre sept candidats sur les dix qui seront en lice le 5 décembre. Sans couronner de grand gagnant, l’événement, diffusé en direct à la radio ainsi que sur Facebook, a particulièrement permis de découvrir les représentants de partis habituellement moins présents dans les médias.

À quelques occasions, on pu sentir une certaine parenté de valeurs chez certaines formations, à commencer par la candidate du Parti Québécois, Catherine Fournier, et Carl Lévesque, de Québec Solidaire. Le candidat du Parti Vert, Vincent J. Carbonneau, dont le champ d’intervention est quand même un peu restreint, a eu quelques bons moments.

Comme c’est souvent le cas, surtout dans une élection partielle, le candidat du Parti au pouvoir, Normand Parisien, du Parti Libéral, a été l’objet de la majorité des attaques, qu’il s’est la plupart du temps simplement contenter d’esquiver.

La candidate de la CAQ, Julie Chapdelaine, a pour sa part tenté de positionner son parti comme l’alternative au Libéraux.

Au final, tout le monde aura été extrêmement discipliné, la formule de la rencontre ne favorisant pas la discussion entre les candidats ni les débordements de qui que ce soit.

On a débuté par un tour de table qui a permis à chacun de se présenter et de raconter son cheminement politique ainsi que les valeurs qui le rejoignent dans le programme de son parti.

Dans une première partie, on a demandé aux candidats ce qu’ils entendent faire pour contribuer à diminuer la pauvreté à Longueuil.

Pour Carl Lévesque, de Québec Solidaire, la première action susceptible de contrer la pauvreté est de hausser le salaire minimum à 15$/h. « Une bonne proportion de la population de Marie-Victorin vit sous le seuil de la pauvreté. Il faut réinvestir dans les services publiques afin que chacun ait assez pour vivre. »

La péquiste Catherine Fournier a souligné la communion de pensée entre le PQ et QS au sujet du salaire minimum. « Il est inconcevable que des gens travaillant à temps plein se retrouvent quand même sous le seuil de la pauvreté. Il faut que l’État s’implique et investisse dans les organismes communautaires. »

Pour Julie Chapdelaine, pour combattre la pauvreté, il faut s’assurer de la rétention des entreprises ayant pignon sur rue à Longueuil.

Vincent J. Carbonneau, du Parti Vert, ajouté sa voix aux autres candidats faisant la promotion du salaire minimum à 15$/h. Il a dénoncé ce qu’il a appelé le désengagement des Libéraux en les invitant à réinvestir dans les services publics.

Selon le représentant du Parti conservateur du Québec, Hoang Nam Nguyen, le combat contre la pauvreté passe par un accès au marché de l’emploi. Il faut particulièrement cibler les jeunes et les retraités, qui doivent demeurer actifs par le biais du travail.

Pour Roch Dumont, du Parti Travailliste, la lutte à la pauvreté passe par un investissement massif dans le filet social. En rendant l’éducation plus accessible par la gratuité des fournitures scolaires, les gens seraient selon lui mieux équipés pour combattre la pauvreté.

Dans le même continuum, on a demandé aux candidats comment il serait possible de s’attaquer au décrochage scolaire. « Je crois que le goût de l’école passe par le goût pour la lecture. Il faut investir afin d’améliorer les infrastructures dans lesquelles les jeunes évoluent. »

Ancienne décrocheuse scolaire, Julie Chapdelaine a confié être personnellement touchée par cette problématique. « En offrant un service d’aide aux devoirs et en débutant la maternelle à 4 ans, on donne aux enfants une meilleure chance de réussir dans la vie. »

Vincent J. Carbonneau a soutenu que les Libéraux ont abandonné les enfants. « Pour répondre aux problèmes de décrochage, il faut favoriser les écoles publiques et améliorer les conditions de travail des enseignants. »

Pour Hoang Nam Nguyen, on devrait abolir les Commissions scolaires et instaurer des écoles à charte.

On a ensuite abordé la question du financement de la culture. Normand Parisien s’est réjoui de l’annonce de la participation du gouvernement libéral au financement du Complexe culturel à Longueuil.

Catherine Fournier et Julie Chapdelaine ont parlé de la culture comme étant le moyen par excellence pour exprimer la fierté d’un peuple. « On devrait utiliser davantage Télé-Québec qui, après-tout, est la chaîne de télévision qui nous appartient. »

Enfin, répondant à une invitation au public à interpeler les candidats, les représentants de l’organisme Alerte pétrole Rive-Sud ont questionné particulièrement Catherine Fournier sur sa position relative aux développements pétroliers. « Ma réponse à toute question sur les carburants fossiles et pétroliers est claire et simple, c’est non! », a lancé la jeune femme.

Du côté de Julie Chapdelaine, la réponse était un peu plus nuancée. « C’est non, à moins que l’on puisse garantir la sécurité de la population et le respect intégral des normes environnementales. »

Bref, ce fut une rencontre à laquelle on pourra repenser au moment de déterminer à qui ira son vote.

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