Communautaire

Des groupes de la Montérégie revendiquent la construction de nouveaux logements sociaux

Texte : Pierre Turbis – Photo : Comité logement Rive-Sud

Le 9 mai, le Comité logement Rive-Sud, le Comité logement Beauharnois et la Maison La Virevolte ont occupé le terrain du 695 rue Duvernay à Longueuil afin d’y réclamer que les gouvernements fédéral et québécois investissent davantage dans le logement social. Cet événement s’inscrivait dans le cadre d’une semaine nationale d’occupation de terrains et de bâtiments initiée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Marjolaine Tapin, directrice générale du Comité logement Rive-Sud a expliqué que cette occupation illustre la détermination des groupes sociaux à tout mettre en œuvre afin que le droit au logement devienne une réalité pour l’ensemble des personnes et des familles des municipalités du territoire qu’il desservent.

Pour Marie-Ève Bouchard, organisatrice communautaire de la Maison la Virevolte, l’occupation vise aussi à démontrer que ce ne sont pas les lieux qui manquent pour réaliser du logement social. « Ces logements ne pourront cependant se réaliser que si les autorités en ont la volonté politique et si les gouvernements financent beaucoup plus de logements sociaux à l’échelle du Québec », a-t-elle lancé.

Les organismes logement de la Montérégie rappellent que le dernier budget québécois a, pour une deuxième année consécutive, prévu de ne financer que 1500 nouveaux logements sociaux au Québec, ce qui est deux fois moins qu’avant 2015. Ils précisent que le gouvernement Couillard pourrait immédiatement dépasser cet objectif s’il acceptait d’utiliser à cette fin les sommes additionnelles qu’il recevra d’Ottawa. Annick

Frappier, coordinatrice du Comité logement Beauharnois, explique : « Dans son propre budget, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a annoncé un accroissement sensible de ses investissements dans le logement abordable. En deux ans, le Québec recevra en moyenne trois fois plus d’argent pour ses programmes d’aide aux ménages mal-logés que ce n’était le cas jusqu’ici. »

Les trois organismes estiment cependant qu’il faudra beaucoup plus pour s’attaquer efficacement à la problématique du logement.

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, les ménages locataires ne devraient pas consacrer plus de 30 % de leurs revenus pour se loger afin d’assurer leurs besoins essentiels. Or, une enquête nationale sur les ménages de 2011 effectuée par Statistique Canada indique qu’en moyenne 15 % des locataires vivant dans les municipalités de Beauharnois, Châteauguay, La Prairie et Longueuil consacraient 50 % et plus de leur revenu pour se loger. Pire encore, près d’un locataire sur 10 investissait jusqu’à 80 % de son revenu pour se loger.

Les organismes logement de la Montérégie revendiquent que les deux paliers de gouvernement investissent des sommes suffisantes pour que 50 000 nouveaux logements sociaux puissent être accessibles d’ici cinq ans au Québec.

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