Dans le rapport très attendu de l’ex-ministre Benoît Bouchard, obtenu selon les voies normales par MédiaSud, le Conseil d’agglomération de Longueuil apprend sans surprise qu’une capsule intoxiquée a lourdement endommagé la santé corporative, financière et administrative de DASH-L depuis 2006.
Avec son scalpel, le « Dr » Bouchard a décortiqué une par une les causes profondes de la maladie qui a handicapé l’organisme sans but lucratif dont la mission était de mener à bon port le développement harmonieux de la zone aéroportuaire de la Rive-Sud.
Il a découvert que DASH-L est devenu au fil des années une sorte de magasin à grande surface dont les clients ont obtenu le privilège de fixer eux-mêmes la quantité et le prix des marchandises.
Sans caricaturer une situation déjà pénible, il y aurait des économies à faire si DASH-L louait un bureau permanent au Palais de justice de Longueuil.
Même efficacité si les médias d’information utilisaient le petit bureau qui leur est déjà alloué pour y installer un pool d’information via un correspondant spécial pour surveiller les sept procès en instance, du moins pour le moment.
Les principales recommandations du bon docteur Bouchard sont, de son propre aveu, tributaire des décisions à venir des tribunaux, notamment la composition du conseil d’administration et de l’assemblée générale de DASH-L.
Il propose en effet que les délégués municipaux soient majoritaires au conseil d’administration et que l’assemblée générale élective soit abolie, deux mesures qui nécessitent, il en convient, l’approbation des clients détenteurs de la majorité des voix à l’assemblée générale.
Son analyse de la situation des aéroports au Canada et au Québec aborde de front le rôle important du palier municipal dans la gestion, mais on se demande pourquoi M. Bouchard n’a pas envisagé carrément dans son rapport de décembre la municipalisation complète de la propriété et de la gestion de l’aéroport au lieu de s’en remettre aux tribunaux.
N’ayant pas en mains son mandat précis, nous ne pouvons savoir s’il lui était loisible d’étudier et de recommander le scénario de la municipalisation, tel qu’adopté la semaine dernière par le Conseil d’agglomération. Dans son addendum du 11 mars, M. Bouchard dit que c’est une très bonne idée et qu’on ne peut attendre les tribunaux. Ouf!











